Voilà, le ton est lancé, celui de mon inspiration.
L’inspiration des effluves.
L’inspiration est un joyau qu’il nous faut chérir comme étant notre plus grand secret.
Elle est notre lien au sensible, à la fantaisie du vivant.
C’est comme une perle cachée au creux de l’huître, celle qui est ballotée par les flots au fil des courants et balayée par les vents capricieux du temps. Elle est une perle de nacre qui s’est agglomérée autour d’un minuscule corps étranger.
Notre rythme sociétal nous tire dans un sens, une direction, une ligne dans une perspective évolutive, rapide, numérique, virtuelle.
L’inspiration, c’est notre résistance, c’est oser notre Reliance.
Elle est notre aspiration avant notre expiration.
Le minéral sera toujours là, lorsque nous ne serons plus. Il nous subsistera bien après notre extinction. D’ailleurs, dans les fouilles archéologiques, seules subsistent quelques matières minérales, matières témoins de nos splendeurs passées.
Au coeur de nos vies, où vivons-nous ce sensible ?
Nos sens nous appellent, ils ont soif d’existence.
Notre âme a besoin d’être nourrie.
Nos envies ont besoin de danser.
Nos mains peuvent rencontrer la matière.
Elles ont besoin de créer, de pétrir, de façonner, d’offrir.

En passant dans le Finistère, n’oublions pas d’aller marcher dans la beauté, sur les crêtes des Monts d’Arrée.
Osons danser autour d’un cercle de pierre sur les terres du Massif armoricain et choisir d’entendre cette voix qui se libère des carcans de notre bonne société.
Choisissons cette part, cette perle, ce secret et laissons le rayonner sous les fils chatoyants du soleil, pour s’amuser vraiment en entrant dans le Jeu « entre l’ombre et lumière ».
Portons cette part de nous-mêmes, en toute liberté et autonomie.
Nous avons juste besoin de réveiller l’idée en nous, de nous autoriser ce passage, de le déplier, le déployer dans l’espace et le temps, de l’offrir à notre entendement, à notre compréhension.

